Rives et rivages d’Armorique

Les vieux châteux et manoirs bretons

Ils se dressent sur tout le Pays. Nombreux sont ceux classés à l’inventaire des Monuments Historiques. Les manoirs sont, pour la plupart des propriétés privées, dont on ne peut observer la splendeur que de l’extérieur de la propriété.

Les vestiges du château de Joyeuse Garde à La Forest-Landerneau

Les ruines du château de Joyeuse Garde, siège d’une légende de l’épopée arthurienne, a fait la renommée de la commune de La Forest Landerneau.

Les ruines de la porte du château de Joyeuse Garde

Dans des temps anciens, des crimes atroces étaient perpétrés dans l’enceinte du château, investi par des géants sanguinaires. Par son courage et sa bravoure, l’intrépide chevalier Lancelot du Lac parvint à délivrer le château de « Douloureuse Garde ». Célébré par le roi Arthur, le château porte depuis le nom de « Joyeuse Garde ».

Du château, il ne reste aujourd’hui que des ruines, mais la légende demeure et un étrange sentiment se dégage des lieux. C’est sans doute la raison pour laquelle de nombreux écrivains y ont puisé leur inspiration.

Les ruines du château de Roc’h Morvan à La Roche Maurice

Le bourg de La Roche Maurice s’articule autour de son château et de l’enclos paroissial. Le château de Roc’h Morvan est décrit par Gustave Flaubert comme « un nid de vautour au sommet d’un mont ».

Château de Roc’h Morvan à La Roche MauriceLa première mention connue du château date de 1263. Il fut l’une des demeures principales des vicomtes de Léon jusqu’en 1363. La forteresse occupait une position centrale, qui permettait à ses seigneurs de diriger l’ensemble de leurs fiefs et plus particulièrement l’importante châtellerie de Landerneau.

Le château de Roc'h Morvan

Le château de Roch Morvan devint possession de la famille de Rohan en 1363, par le mariage de Jeanne de Léon avec Jean de Rohan. Les vicomtes de Rohan y résident de façon régulière. Vers 1421, le château est agrandi, mais dès la fin du 15ème siècle, la forteresse est délabrée.

Elle fût transformée en geôle de 1678 à 1694, mais le mauvais état du château le pousse à l’abandon. Aux 18ème et 19ème siècles, le château sert de carrière et de nombreuses maisons du bourg (et peut-être même l’église) furent construites avec ces pierres.

Il est aujourd’hui possible de faire le tour du donjon, d’où l’on peut observer un magnifique panorama, qui s’étend jusqu’à l’embouchure de l’Elorn. Des travaux de fouilles sont actuellement en cours pour tenter de percer tous les mystères de cette forteresse, ce qui empêchent de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte.